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Belle-Ripe : les hauts et les bas du démarrage à l’exportation

04-01-2016 / Succès d'entrepreneur

Que vous parliez au téléphone ou en personne à Manon Lefebvre, directrice générale de Belle Ripe, à Princeville, vous remarquerez avant tout sa grande énergie. Ce dynamisme, elle le met au service de sa jeune entreprise, spécialisée dans le séchage et l’ensachage de ripe de bois pour litière à animaux. En effet, Belle-Ripe se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins qui mènera ses produits – si tout va bien – vers le nord-est des États-Unis.

« J’ai compris vite que l’entreprenariat, c’est comme des montagnes russes. Une bonne nouvelle et on monte, puis vient une difficulté qui fait descendre pour remonter une minute plus tard. On ne s’ennuie jamais! »

CQI voulait savoir comment un démarrage à l’exportation se vit de l’intérieur. Mme Lefebvre nous a accueilli entre deux appels pour répondre à nos questions.

D’abord, comment en êtes-vous venus à fonder Belle-Ripe?

« Mon conjoint et cofondateur, Guy Desharnais, était chauffeur de camion. Il transportait, entre autres, de la ripe de bois. Il m’a partagé l’idée d’offrir un produit séché supérieur. Nous savions que notre produit devait se démarquer de la ripe non traitée. Avec l’aide de M. Claude Beauvillier, un associé et investisseur, Belle-Ripe a vu le jour. Nous avons construit les séchoirs et entrepôts nécessaires et embauché une bonne équipe. »

Quel a été l’élément déclencheur pour penser à exporter?

« Tout allait très bien en production, presque trop bien! Nous ensachions plus de ripe que nous ne pouvions vendre sur le marché québécois. Les ventes n’étaient pas au rendez-vous malgré le fait que notre marque était de plus en plus solide et que nous étions bien outillés pour nous faire connaître.

Il a fallu que l’entreprise réduise la cadence de production pour donner le temps à l’équipe de direction de trouver de nouveaux débouchés d’affaires. Nous avions pensé aux pays d’Europe francophone, mais les États-Unis étaient un choix plus logique. Le plan de commercialisation à l’international fait par CQI nous a permis de cibler le marché des états de New York et de la Pennsylvanie où le potentiel de fermes laitières et de fermes équestres était le meilleur pour nous, selon les objectifs d’affaires de notre entreprise.

Comment se déroulent vos démarches jusqu’à présent?

« Armé des données fournies dans le plan de commercialisation, Guy est allé sur place pour étudier les produits déjà sur le marché. Il voulait voir lui-même les formats, les prix, la qualité, la concurrence. Il voulait rencontrer les gens là-bas. Le hic, c’est que ni lui ni moi ne parlons anglais. Nous avons heureusement trouvé une personne de confiance qui pouvait accompagner Guy dans ses déplacements et traduire au besoin.

Un important distributeur de paille américain nous a approché il y a quelques mois. D’origine québécoise, le fondateur parle même français. Ses fils, qui prennent la relève de l’entreprise, sont venus nous visiter à Princeville. Puis, nous sommes allés les rencontrer chez eux. Nous avons discuté longuement à savoir comment nos produits pouvaient se vendre sur leurs marchés, les avantages de notre marque et de leur marque, l’exclusivité, le territoire, etc. Le potentiel est énorme. En tout cas, la bonne entente est au rendez-vous! »

Avez-vous déjà des résultats?

« Rien n’est signé pour l’instant. Notre partenaire américain effectue des tests de marché et, ensemble, nous poursuivons les négociations. La bonne entente est une chose, mais les résultats vont parler davantage. Pendant ce temps, nous sommes proactifs. En parallèle à nos négociations avec ce distributeur, nous avons enregistré notre marque de commerce en anglais “Best Shavings” et nous avons créé notre matériel de vente. Nous voulons soutenir les efforts de notre distributeur et lui montrer que Belle-Ripe, c’est du sérieux. Une fois que la roue de l’exportation sera partie, ce sera merveilleux. D’ici là, nous avons beaucoup de travail à faire! »

Un mot sur CQI?

« L’équipe de CQI a été présente à diverses étapes du processus. Le plan de commercialisation nous a permis de confirmer et même de préciser les idées que nous avions du marché de la Nouvelle-Angleterre. Il incluait aussi des recommandations portant sur notre site Web que nous avons mis en pratique. Nous avons adapté notre site en anglais et accentué la valeur ajoutée unique qu’apportent nos produits.

CQI nous a conseillé en matière de propriété intellectuelle et aidé dans le processus d’enregistrement de notre marque de commerce américaine.

De plus, nous avons participé à quelques activités. L’an dernier, le déjeuner-causerie chez Venmar [avec M. Pat Hénaire, v.-p. marketing Venmar Ventilation ULC / Broan-NuTone Canada ULC ] m’a vraiment inspiré. J’ai été très intéressée d’entendre des gens d’expérience raconter leurs bons et moins bons coups à l’exportation aux États-Unis. C’est très utile et ça donne des idées. »

 

Belle-Ripe en bref

Description : Belle-Ripe est un producteur de ripe québécois qui utilise un procédé de séchage permettant non seulement d’en réduire le taux d’humidité, mais aussi de la stériliser afin d’éliminer toute contamination possible, offrant ainsi une protection contre les bactéries pouvant affecter les animaux.
Année de fondation : 2011
Nombre d’employés : 10
Superficie d’usine/terrain : près de 14 000 mètres carrés
Lieu : Princeville

www.belle-ripe.com

Par Tanya Lauzière, conseillère création et stratégie de marque, CQI
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