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« Être sensibles au bien-être de nos gens, est un atout pour recruter du personnel. »

10-01-2018 / Succès d'entrepreneur

 

Entretien avec Mme Colette Leblanc, présidente de Thermoform D’Amérique

Lorsque l’on rencontre Mme Colette Leblanc, on remarque qu’elle est une entrepreneure qui dirige avec une force tranquille. Elle est posée et réfléchie. Cofondatrice et présidente de Thermoform D’Amérique, son entreprise, située à Nicolet, se spécialise dans la conception et la fabrication de portes d’armoires thermoformées.

En 2015, après le décès de son époux et cofondateur de l’entreprise, Guy Lacerte, elle a pris les rênes de l’entreprise, un des plus importants employeurs privés de la région.

C’est avec beaucoup de générosité qu’elle a accepté de répondre à nos questions.

Votre conjoint occupait un rôle important au sein de l’entreprise, comment avez-vous assuré la transition suivant son départ?

Après le décès de Guy, nous voulions maintenir la continuité. Le travail était somme toute déjà bien organisé. Par contre, plusieurs tâches qu’il accomplissait tombaient dans un vide. Il alimentait vraiment le moteur de notre avancée. Il avait toujours l’avenir de l’entreprise en tête.

D’ailleurs, nous bénéficions encore aujourd’hui de son erre d’aller et de la culture d’affaires qu’il a instaurée et qui est axée sur le bien-être au travail, un principe qui lui était très cher.

Nos enfants, Jérôme et Antoine, jouent maintenant des rôles importants dans l’entreprise. Heureusement, nous pouvons également compter sur des gens de confiance qui supervisent la production. Certains cumulent 20 ans d’expérience. Ces employés clés gèrent les équipes, voient aux bris et intègrent les changements dans nos méthodes lorsque nous fabriquons de nouveaux produits.

Comment développez-vous vos nouveaux produits?

Par exemple, quand nous avons développé nos produits pour l’extérieur, nous avons discuté ensemble pendant deux ou trois mois pour bien soupeser le potentiel de l’idée.

Ensuite nous avons réalisé divers tests de durabilité, d’échantillonnage, de couleurs… Nous avons aussi discuté avec nos fournisseurs pour avoir leurs suggestions. En parallèle, nous avons testé la production et réglé l’usine pour adapter la chaîne de production au modèle, tout en travaillant à sa commercialisation.

En tout, ce genre de processus peut durer quelques années. Ce qui, pour nous, constitue une grande amélioration dans nos façons faire puisque d’autres produits que nous avons développés auparavant ont mis jusqu’à cinq ans à passer de l’idée à la mise en marché!

Vous avez aménagé une immense salle à côté de votre usine. Pouvez-vous nous en parler?

Notre cafétéria? Oui, c’est quand même grand. Nos cuisiniers y préparent des repas pour nos employés le midi. Ces derniers peuvent aussi venir remplir leurs bouteilles d’eau filtrée ou prendre une collation à la pause. Nous fonctionnons avec un système de carte prépayée. La cafétéria est assez vaste pour y tenir des réunions avec de grands groupes et accueillir des visiteurs.

Pour marquer la fin de la semaine, nous continuons la tradition de la « petite bière du vendredi » qui était si importante pour Guy. Après le travail, l’équipe se réunit à la cafétéria pour prendre un verre et manger quelques bouchées. Certains conjoints, conjointes et leurs enfants viennent nous rejoindre. Il y a un espace clôturé pour jouer dehors l’été. C’est très agréable et familial.

Le souci du confort de vos employés est important. Pouvez-vous m’en parler davantage?

Depuis le début, nous sommes sensibles au bien-être des gens qui nous entourent, ce qui je crois est un atout pour recruter du personnel. En plus de la cafétéria, nous avons des planchers chauffants en usine et quelques postes de travail debout dans nos bureaux, afin d’alterner avec la position assise et assurer une meilleure ergonomie. Nos employés sont fidèles, en particulier ceux qui commencent à fonder des familles. Le recrutement se fait en continu. Nous recevons régulièrement des candidatures.

Quelle est votre plus grande fierté à titre d’entrepreneure?

 Nous avons fondé l’entreprise en novembre 1994. Comme vous vous en doutez, les premières années ont été très difficiles financièrement.

Pour fabriquer de bons produits, il faut acheter des matériaux de qualité. Nous avons aussi inventé des processus que nous améliorions continuellement pour faciliter le travail de nos employés. Nous avons même développé nos propres outils.

Au départ, plusieurs briques semblaient nous tomber dessus, mais chaque fois nous trouvions des solutions, ce qui nous encourageait à continuer. C’est finalement à Noël 1997 qu’on a pu prendre du recul et dire que nous avions réussi, que l’entreprise était solide.

Auriez-vous un conseil pour un entrepreneur?

Guy disait : « Il faut se donner des objectifs précis. Puis, pour les atteindre, il faut être prêt à s’investir complètement. » Il se voyait déjà dans la réussite. J’essaie de mettre en pratique ses conseils tous les jours.

Vous avez récemment fait appel à nos services. Qu’est-ce qui vous a amené à réaliser une stratégie de commercialisation avec CQI ?

Depuis des années, nous vendions aux États-Unis par l’entremise de distributeurs et d’une chaîne de quincaillerie. Comme pour plusieurs manufacturiers, le marché est tombé d’un coup lors de la crise financière de 2008.

Bien que nous ayons pu nous tourner vers le Canada, nous avons détecté une vulnérabilité. En faisant appel à CQI, notre objectif était de trouver un équilibre entre nos dépenses en argent américain et nos revenus. La stratégie d’exportation nous mettra davantage à l’abri des fluctuations du taux de change.

Ce que j’ai aimé du travail de CQI, c’est la précision des recherches effectuées qui nous ont apporté plusieurs éléments pertinents, dont une liste des meilleures foires commerciales pour notre entreprise. CQI nous a présenté beaucoup d’information, mais on nous a laissé le temps d’assimiler le tout pour prendre de bonnes décisions. Bref, on s’est sentis impliqués.

Quel avenir envisagez-vous pour Thermoform D’Amérique?

Nous explorons d’autres opportunités dans le reste du Canada. Peut-être testerons-nous une approche au Mexique? Notre expérience américaine avec CQI nous permettra de développer ces marchés encore plus rapidement. Nous terminons aussi la construction de nos nouveaux bureaux et nous y aménagerons très bientôt.

Propos recueillis par Tanya Lauzière
Conseillère en image de marque et stratégie de commercialisation Web
Carrefour Québec international

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