Actualités

S'inspirer et rester branchés!

« Commencer son projet d’exportation avec une analyse de marché en bonne et due forme est la clé succès! »

29-03-2018 / Succès d'entrepreneur

Entretien avec Mme Nathalie Ashby, présidente de Cible solutions d’affaires

Récemment, j’ai eu l’occasion de rencontrer madame Nathalie Ashby, présidente de l’entreprise Cible solutions d’affaires à Sherbrooke. Initialement, spécialisée en communication et marketing, l’entreprise a choisi de se diversifier en développant le produit Donna, une plate-forme innovante qu’elle souhaite aujourd’hui exporter. Dans cette entrevue, Mme Ashby nous parle de son parcours et de ses projets d’exportation. Vous y découvrirez une entrepreneure passionnée et des plus inspirantes.

Qu’est-ce qui vous a amené à évoluer dans le domaine du Web et du multimédia?

J’ai toujours évolué dans le secteur des communications. J’ai toujours été curieuse et passionnée de tout ce qui touchait l’informatique. L’arrivée du Web et toutes les possibilités qu’offrait cette technologie m’ont immédiatement interpellée. J’ai donc obtenu une certification en affaires électroniques, en plus d’apprendre la programmation, le développement Web, le multimédia, etc. Travailleuse autonome, j’ai voulu ouvrir un bureau à Sherbrooke et faire grandir mon projet. Après 20 ans, Cible solutions d’affaires compte aujourd’hui une vingtaine d’experts qui souhaitent faire différemment et qui partagent cette passion qui m’anime!

Parlez-moi de Donna, le produit que vous avez développé et que vous souhaitez exporter?

À partir de 2005, nous avons commencé à développer nos propres plates-formes technologiques et solutions informatiques. Nous avons investi beaucoup en recherche et développement. Le produit Donna, est une plate-forme destinée aux organismes et fondations qui leur permet de gérer efficacement leur campagne de financement, les transactions en ligne et la relation avec les donateurs. Une des forces du produit est qu’il se branche aux anciennes plates-formes déjà utilisées par les fondations. Aussi, comparativement à des solutions similaires qui se font aux États-Unis, par exemple, notre produit demeure très accessible en termes de coûts. C’est un produit innovant qui se démarque et qui permet de valoriser l’entreprise.

Quelles sont les démarches à l’exportation que vous avez réalisées jusqu’à maintenant?

Nous sommes déjà bien implantés au Canada. Nous voulions explorer un autre territoire et la France semblait offrir des débouchés intéressants. Nous avons donc demandé l’aide de CQI pour réaliser une étude de marché, car je savais tout le travail que cette démarche impliquait. Travailler avec CQI nous a permis d’aller chercher des renseignements très pointus, de connaître la concurrence, de pouvoir mettre en place une stratégie et d’obtenir du financement pour réaliser les prochaines étapes. Pour moi, commencer son projet d’exportation avec une analyse de marché en bonne et due forme est sans aucun doute la clé du succès.

Quelles sont les particularités rencontrées dans le secteur de la philanthropie?

Les façons de faire sont différentes. On ne parle pas à un intervenant d’organisme comme à un dirigeant d’entreprise. Les valeurs et les objectifs ne sont pas les mêmes. On fait souvent affaires avec les membres du conseil d’administration, des bénévoles, etc. On doit adapter notre approche dans une perspective d’accompagnement social. On doit aussi développer un beau réseau de partenaires dans ce secteur.

Toutefois, Donna est un projet qui va de soi pour Cible et qui est directement lié avec ce que nous sommes. La philanthropie est très présente chez nous. Chaque année, l’équipe s’implique pour soutenir différentes causes. Pour moi, l’implication sociale est très importante.  J’ai toujours été engagée auprès des femmes, que ce soit contre la violence conjugale, pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin ou encore amasser des dons pour des causes qui me tiennent à cœur.

En 2010 vous avez escaladé le Kilimandjaro au profit du Centre des femmes La Parolière. Est-ce que cette expérience a eu une incidence sur votre vision d’entrepreneure?

Tout à fait! Il y a un parallèle avec la vie d’entrepreneure. Le sommet du Kilimandjaro est une destination, un objectif. Ensuite, il y a plusieurs étapes pour s’y rendre. Il y a des étapes plus difficiles que d’autres au travers desquelles on apprend beaucoup. L’adage qui dit : l’important n’est pas la destination, mais le parcours, prend tout son sens. C’est la même chose en entreprise.  Il n’y a pas de limites à ce que l’on peut accomplir.

Qu’est-ce qui s’en vient pour vous au cours des prochains mois ?

Nous allons concrétiser notre implantation en France pour le produit Donna.  Je suis extrêmement fébrile par rapport à ce projet. Aussi, les technologies évoluant rapidement, le « time to market » est très important dans notre secteur. Nous souhaitons donc développer rapidement d’autres marchés à l’international. J’ai une bonne équipe et une nouvelle ressource dédiée exclusivement au développement de marchés internationaux est en poste depuis janvier. Nous travaillons aussi à créer des partenariats. Bref, nous poursuivons sur cette belle lancée!

Propos recueillis par Stéphanie Trudel, directrice des communications, CQI
© 2018, Carrefour Québec international. Tous droits réservés.

Partager