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Accord de libre-échange interprovincial : saisir les opportunités canadiennes!

01-09-2016 / Articles-conseils

Le commerce interprovincial est souvent sous-estimé chez nos entrepreneurs québécois. Le 22 juillet 2016, à Whitehorse, le premier ministre Justin Trudeau a sorti des boules à mites l’accord sur le commerce intérieur. Bien que cet accord datant de 1995 avait besoin d’un petit rafraîchissement, il a servi à créer un nouvel accord de libre-échange canadien (ALEC). Quelques détails techniques sont à finaliser, mais on souhaite qu’il donne un petit « boost » à l’économie canadienne.

L’ALEC a pour but de stimuler l’économie canadienne, de créer des emplois, de permettre la mobilité de la main-d’œuvre entre les provinces et les territoires. À la suite de cette nouvelle entente, la circulation des vins, de la bière et des produits spiritueux devrait être plus simple, mais il y a encore plus!

Valeur des exportations québécoises

Selon des données de 2014 du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (MESI), les exportations québécoises vers des marchés à l’international se chiffraient à près de 103 milliards de dollars tandis que celles vers les autres provinces atteignaient près de 71 milliards. C’est plus de 40% des exportations totales québécoises qui sont faites vers les autres provinces canadiennes. Cela démontre le potentiel immense qu’offrent ces marchés.

Le commerce avec l’Ontario

Sans surprise, l’Ontario demeure la province où les entreprises québécoises sont les plus présentes. Le secteur des aliments et des boissons vient en tête de liste.

Toronto-900x600À mon avis, nos entrepreneurs sous-estiment l’importance des ventes possibles dans cette province. Certains pensent par exemple qu’il est difficile en tant que québécois de percer le marché ontarien. Pour d’autres, il semble moins intéressant et surtout moins « glamour » de vendre en Ontario que de vendre aux États-Unis ou au Mexique.

Selon mon expérience, il ne faut pas négliger le marché ontarien. Plusieurs entrepreneurs le confirment. De plus, il peut être intéressant de débuter par la région d’Ottawa pour ceux qui veulent tester le marché. C’est tout près du Québec, donc l’agent manufacturier de la région de Gatineau peut aussi couvrir la région du sud-est de l’Ontario. Cette façon de faire vous donne le temps de mieux comprendre la culture « canadienne » et de vous préparer pour séduire le grand Toronto (GTA), où on retrouve encore plus d’occasions d’affaires.

À titre informatif, la population totale de l’Ontario est de 13,8 millions comparativement à 8 millions pour celle du Québec. Parmi les avantages on note également la proximité avec le Québec et la monnaie commune. Bien sûr, la langue anglaise peut présenter un frein pour certains, mais entre vous et moi, si vous pensez un jour vendre hors Québec, de facto votre site Web et votre personnel assigné au service à la clientèle devront être bilingues.

Comment profiter de l’accord de libre-échange interprovincial?

Vous avez un produit de niche innovant et un service après-vente hors pair? Vous devriez avoir ce qu’il faut pour entamer votre percée dans les autres provinces canadiennes. Avec l’ALEC, vous trouverez un bon moyen de diversifier vos marchés et de créer encore plus de richesse au sein de votre entreprise.

Les marchés canadiens vous intéressent? Demandez à nos experts en qualification de marché d’évaluer avec vous quelle province est la mieux placée pour faire avancer votre entreprise. Si vous êtes prêts à passer à l’action, la stratégie de commercialisation peut vous outiller davantage.

 

Par Anne-Marie Lamothe, commissaire au développement des entreprises chez Carrefour Québec international (CQI).
Vous pouvez la joindre par courriel >

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