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Gestion du risque de change : choisir la meilleure stratégie pour sécuriser votre rentabilité

31-10-2017 / Articles-conseils

Desjardins vient de publier en ligne son plus récent guide sur la gestion du risque de change. Ce guide vise à rappeler l’importance, pour toute entreprise qui effectue des transactions dans une devise autre que le dollar canadien, de se doter d’une stratégie adéquate en matière de risque de change.

Les entreprises québécoises sont de plus en plus nombreuses à faire affaires à l’étranger et tout permet de croire que la tendance s’accentuera encore avec l’entrée en vigueur, cet automne, de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne (UE). Pour bien profiter des opportunités qui en découleront, les entreprises importatrices ou exportatrices doivent se prémunir contre les fluctuations des taux de change, faute de quoi leur performance financière risque d’en être affectée.

Toute fluctuation de la valeur du dollar canadien en regard du dollar américain, de l’euro ou d’autres devises a un impact plus ou moins significatif sur les prix des biens et services importés ou exportés par les entreprises du Québec. Conclure aujourd’hui une vente en euros qui ne se réalisera que dans six mois, par exemple, comporte un risque puisqu’on ne peut prévoir avec certitude quel sera le taux de change de l’euro en regard du dollar canadien lors de la réception des euros dans six mois. Il existe heureusement des méthodes éprouvées pour se prémunir contre ce genre de risques (défini comme le ‘’risque de taux de change’’) et éviter qu’une transaction envisagée comme profitable se transforme en perte.

La meilleure stratégie n’est pas la même pour tous les modèles d’entreprise. De nombreux facteurs peuvent en effet influer sur le risque de taux de change, selon qu’on importe ou exporte peu ou beaucoup, selon que les paiements sont effectués lors de la transaction ou à moyen terme, ou même selon les devises impliquées ou les pays dans lesquels sont situés les clients ou fournisseurs avec lesquels on négocie.

Le dollar canadien, comme toute autre devise, varie en permanence, car il est sujet à des fluctuations dues à de nombreux facteurs, notamment le taux directeur de la Banque du Canada, les cours de l’énergie, les événements à caractère géopolitique, les acquisitions d’entreprises canadiennes par des étrangers, etc. Prévoir les variations des taux de change n’est donc pas facile, et se fier à des prévisions comporte toujours un risque. D’où l’importance de se doter d’une politique qui permet de réduire le risque, quel qu’il soit, pour sécuriser la rentabilité de l’entreprise.

Le choix de la stratégie dépend du degré de tolérance au risque; certaines entreprises vont protéger 90 % de leur risque de change, alors que d’autres n’en protégeront que 50 %, jugeant qu’elles sont en mesure d’absorber les conséquences d’une variation négative des taux de change. Pour toute entreprise qui fait des affaires à l’international, la saine gestion du risque de change s’inscrit dans un cycle en quatre étapes :

  • définir ses enjeux et besoins en matière de risque de change;
  • choisir la stratégie optimale de couverture pour gérer ce risque;
  • choisir les instruments de couverture;
  • mettre en place et réviser régulièrement sa stratégie en fonction de l’évolution des besoins et des enjeux.

Dans le cas d’un importateur, le risque est lié au potentiel d’appréciation de la devise étrangère, puisqu’une telle appréciation l’obligerait à payer plus cher les produits importés. Inversement, dans le cas d’un exportateur, le risque est lié à la dépréciation de la devise étrangère par rapport au dollar canadien : un exportateur recevra en effet moins de dollars canadiens que prévu si la devise étrangère se déprécie à la suite d’une vente conclue auprès d’un client à l’étranger.

Le risque de change se manifeste aussi, par exemple, dans le cas d’entreprises qui affichent une liste de prix en début de saison, bien avant l’émission de factures à des clients étrangers, ou de projets d’infrastructure qui prévoient des paiements à l’achèvement de certaines étapes. Il se manifeste dès que l’entreprise s’entend officiellement avec un fournisseur ou un client.

Vu l’importance pour une entreprise de sécuriser la rentabilité de ses opérations, il existe trois produits financiers conçus pour les aider à se protéger contre le risque de taux de change :

  • le contrat à terme, dont le taux est fixé lors de la signature à partir du taux de change du marché plus une prime, ou escompte, pour une transaction qui aura lieu dans X mois;
  • l’option d’achat ou de vente de devises, qui donne au client le droit d’exercer ou non le contrat à un taux spécifique (prix de levée) si le taux de change évolue de façon défavorable pour lui; et
  • le swap de devises, qui permet de reporter ou devancer un contrat à terme; il permet également d’éliminer le risque de change pour une entreprise dont les flux monétaires sont désappariés.

Trop de facteurs complexes sont en jeu dans l’évolution d’une devise pour qu’un entrepreneur puisse se permettre de jouer au devin; il est donc essentiel de prévoir d’avance des moyens de se protéger. Votre cambiste peut vous aider à déterminer la stratégie de gestion du taux de change la plus appropriée pour votre entreprise compte tenu de son fonctionnement, de son degré de risque et de sa capacité de tolérance au risque.

Pour en connaître plus sur la gestion du risque de change : https://www.desjardins.com/fr/entreprises/solutions/services-internationaux/devises-etrangeres/ge-risque-change.pdf

Par Martin Villeneuve, Directeur, Devise, produits dérivés et soutien au réseau, Desjardins

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