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«Lorsqu’on est passionné de ce que l’on fait, la fierté est quotidienne!»

06-02-2017 / Succès d'entrepreneur

Entrevue avec M.Réjean Bergevin, vice-président au développement des affaires, GDG environnement

En janvier dernier, j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec monsieur Réjean Bergevin qui, malgré un horaire des plus chargés, a pris quelques minutes pour m’accorder cette entrevue. À travers ses propos se dégage toute la fierté qu’il a de son entreprise et de sa profession. Située en Mauricie, GDG environnement offre des solutions écologiques de contrôle des insectes piqueurs.

Comment votre entreprise a-t-elle vu le jour?

GDG a été fondée par des étudiants en biologie de l’UQTR il y a 35 ans, au début des années 80. Ils se sont intéressés à un nouveau produit biologique pour le contrôle des insectes, le BTI, que nous utilisons encore aujourd’hui. De fil en aiguille, l’entreprise a vu le jour. Je me suis greffé à GDG en 2003. J’étais un de leur compétiteur. Nous avions vu venir l’apparition du virus du Nil au Canada et nous avons décidé d’unir nos forces. Mes collègues sont biologistes et je suis ingénieur forestier et entomologiste de formation.

Quels types de services offrez-vous plus exactement et à qui?

Nos clients sont principalement les villes et les municipalités, les sociétés d’État, l’armée canadienne, etc. Nous proposons un contrôle biologique des populations d’insectes piqueurs sur un territoire donné en intervenant directement à la source du problème, c’est-à-dire là où les insectes émergent. Le but n’est pas d’éradiquer les insectes, mais d’offrir un service clé en main qui garantit une baisse de 80% de la nuisance causée par les moustiques et les mouches noires. Nous offrons un service clé en main. Nous avons 35 employés permanents sur une base annuelle et plus de 300 en période estivale.

Quelles sont vos activités hors Québec?

Depuis une vingtaine d’années nous exportons dans les maritimes. Lors de l’éclosion du virus du Nil, l’Ontario a fait appel à nous pour tester en laboratoire la présence du virus chez les moustiques, identifier quelles régions étaient davantage problématiques et intervenir pour contrôler la population de moustiques qui devenait un problème de santé publique.

Qu’est-ce qui vous a amené à développer ces marchés?

Dans les maritimes et le Labrador, ils avaient déjà entendu parler de ce type de service et de nous. Nous avons aussi fait un peu de prospection sur le terrain, mais cela fait longtemps. Nous sommes bien établis dans ces régions. Pour l’Ontario, c’est plus récent. Étant donné que notre savoir-faire et nos méthodes de travail étaient bien établis au Québec et considérant le succès que nous avions eu précédemment, ce marché s’est avéré un choix naturel. Nous avons donc commencé sérieusement des démarches de développement des affaires.

Sur le marché ontarien, quels sont vos principaux enjeux ?

Il y a des défis de toutes sortes. Un des principaux est que, contrairement au Québec, nous ne sommes pas connus ni reconnus. Il faut donc se faire connaître, bâtir notre crédibilité et promouvoir l’aspect sécuritaire de nos produits pour la santé, même si tout est homologué au niveau canadien et mondial.

À l’inverse, y a-t-il des éléments facilitants?

La présence de moustiques! (Ha! Ha! Ha!) Plus sérieusement, l’étalement urbain a favorisé l’expansion de nos services. Aujourd’hui, les gens investissent beaucoup d’argent dans une maison neuve et veulent une certaine qualité de vie. Par exemple, nous intervenons dans les nouveaux développements résidentiels qui sont souvent construits dans un environnement vert et naturel, mais en bordure de terres humides qui favorisent la propagation des moustiques. Nous sommes partie prenante de la solution environnementale, car la mise en place de programmes de contrôle biologique permet de la part des nouveaux arrivant et aux promoteurs immobiliers une plus grande acceptabilité des terres humides et de leur rôle écologique.

Parlez-moi d’un moment marquant pour GDG?

La création même de GDG est un moment marquant, car la mise en place d’un concept révolutionnaire de contrôle biologique de 80% et plus des moustiques dans une municipalité est encore aujourd’hui inégalé. Aussi, bien qu’utilisé un peu partout, le produit BTI était mal compris au Québec. Nous avons donc organisé un colloque international sur le sujet qui s’est tenu à Montréal avec des intervenants et des chercheurs de partout. Nous y avons réuni tous les gens impliqués dans le contrôle des moustiques au Québec. Cet événement a permis de faire comprendre les avantages sécuritaires du produit et de nous positionner comme une solution au développement urbain.

En tant qu’entrepreneur, quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fier à ce jour?

Il y en a plusieurs! Quand on est passionné de ce que l’on fait, la fierté est quotidienne. La fusion de GDG et de mon ancienne entreprise a été une belle réussite. Nous n’avons pas seulement fusionné un chiffre d’affaires, mais nous avons joint nos expertises. Avant, on nous considérait comme des «bibitologues», maintenant nous sommes des experts reconnus par les organismes de santé publique.

Quels sont les projets à venir pour GDG environnement?

Nous avons maintenant une stratégie de commercialisation structurée pour le marché ontarien. Nous avons d’ailleurs réalisé le tout avec l’aide de CQI. Nous allons donc continuer notre déploiement en Ontario. Nous avons aussi une entente avec Ressources naturelles Canada et l’institut Normand Frappier pour homologuer une nouvelle méthode biologique de contrôle de l’agrile du frêne, un insecte nuisible pour ce type d’arbre et très répandu en milieu urbain. Plusieurs autres projets sont également sur la table.

Propos recueillis par Stéphanie Trudel, coordonnatrice aux communications, CQI
© 2017, Carrefour Québec international. Tous droits réservés.

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